jeudi 13 octobre 2011

LES ENSEIGNANTS POUR L’EGALITE DES GENRES : UN PARI POSSIBLE ? Comment les Enseignants peuvent-ils contribuer à réduire les disparités homme/ femme et garantir l’égalité de chance à tous ?

PARTIE A : POURQUOI CE THEME ?

I-              Un problème au départ : marginalisation & stigmatisation de la gente féminine dans la société et à l’école

1.     Les stéréotypes que la société entretien sur les genres

-       Dans la société traditionnelle : une distinction des rôle qui renforce au finish les disparités : les travaux ménager ; la considération de la place de la fille
-       Le renforcement religieux :  Bible : Gen 2/18 « femme une aide pour l’homme » Eph. 5/22 « femmes, soyez soumises…. »
-       La pauvreté des familles qui sont obligées d’opérer des choix sur l’enfant à envoyer à l’école, choix pour la plupart favorables aux garçons ;
-       La mentalité de dépendance de la femme.

2.     L’école et la reproduction de l’inégalité des genres

-       Pb d’accès au départ
-       Pb de longévité à l’école (Tout le monde va à l’école ; mais n’y évolue pas de la même façon)
-       Grossesses, maladies, VIH
-       Vulnérabilité des femmes : viols agressions
-       Stigmatisation à travers les pratique de classes, les manuels

II-            Les statistiques ne mentent pas !

Malgré les efforts accomplis depuis l’an 2000 sur le programme millénaire EPT, force est de reconnaître que les progrès sont inégaux et beaucoup trop lents. Au seuil du nouveau millénaire, le constat est le suivant :
(i) sur plus de 800 millions d’enfants âgés de moins de six ans, moins d’un tiers bénéficient d’une forme quelconque  d’éducation préscolaire ;
(ii) quelque 113 millions d’enfants, dont 60 % de filles, n’ont  pas accès à l’enseignement primaire ;
(iii) au moins 880 millions d’adultes, dont une majorité de femmes, sont analphabètes.

III-           La voie de la communauté internationale

-       L’ONU considère la réalisation de l’égalité de genre comme l’une voie essentielle pour réaliser les OMD (l’objectif 6)
-       Forum mondiale sur l’éducation en  2000 à Dakar a préconiser que pour réaliser l’EPT, il faut (vi) mettre en œuvre des stratégies intégrées pour l’égalité des sexes dans l’éducation, qui prennent en compte la nécessité d’une évolution des attitudes, des valeurs et des pratiques

C’est une tâche qui incombe aux pouvoirs publiques, à la société civile, aux communautés locales, à la communauté éducative et bien entendu aux enseignants.

D’où la préoccupation Comment les enseignants peuvent contribuer à réduire les inégalités entre les genres


PARTIE B (débat) : COMMENT LES ENSEIGNANS PEUVENT CONTRIBUER À RÉDUIRE LES INÉGALITÉS ENTRE LES GENRES?
En tant qu’enseignant, comment pouvons-nous promouvoir l’égalité de genre dans nos classes, au sein de nos établissements et dans la société ?

I.              POURQUOI MILITER EN FAVEUR DE L’EGALITE DE GENRE ?
La réalisation de l’égalité entre les sexes dans l’éducation bénéficie d’arguments persuasifs en lien avec les droits de l’homme et le développement.
-       Il s’agit en outre d’un investissement peu coûteux et très rentable. Lorsque les filles ont reçu une éducation, les revenus sont plus élevés, l’éducation est appréciée et la responsabilité civique est renforcée.
-       Cependant, dans la plupart des sociétés, des inégalités profondément ancrées se traduisent par une inégalité d’accès à l’éducation et donc des résultats inégaux.

Même si l’expansion de l’éducation primaire dans le monde a amélioré l’égalité entre les sexes, les filles et les femmes restent exclues de l’apprentissage en trop grand nombre.
-       En 2010, vingt-huit pays n’ont pas réalisé l’égalité des sexes.


II.            COMMENT PROMOUVOIR L’EGALITE DE GENRE DANS L’EDUCATION ?
La notion d’équité dans les systèmes éducatifs est aujourd’hui au centre des débats. Soulignons tout d’abord (Dupriez, 2003) que l’équité se distingue de l’égalité : il ne s’agit plus de considérer que chacun a droit au même traitement mais plutôt d’accepter une distribution inégale des ressources au nom d’une certaine idée qu’on se fait de ce qui est juste en fonction des résultats attendus de l’éducation. De la notion d’égalité des droits on passe à celle d’égalité des résultats ou du moins des moyens qui permettent de s’en rapprocher. Une politique de discrimination positive est un exemple de politique d’équité dans la mesure où il s’agit d’accorder plus de moyens aux écoles en difficulté dans l’espoir d’obtenir des résultats comparables à ceux obtenus dans les autres établissements.
Agir sur 2 pôles : 1.La réussite des apprenants dans le respect des sexes ; 2.Assurer la place de la femme dans les métiers d’encadrement et de l’éducation
1.    La réussite des apprenants dans le respect des sexes
-       L’existence des larges disparités :  disparités entre garçons et filles en ce qui concerne le taux d’admission en primaire et le taux d’achèvement.
 Stat. Ainsi le taux d’amission est en moyenne de 84,5 % pour les garçons contre 72,1 % pour les filles et, pour le taux d’achèvement de 61,4 % pour les garçons et de 54,2 % pour les filles. Le net décalage entre garçons et filles met en évidence l’iniquité d’accès entre les genres de même que le fait que les filles, inscrites en nombre plus limité en première année, abandonnent davantage l’école en cours de scolarité primaire que les garçons.  Oxenham (2003) s’appuyant sur une étude portant sur 19 pays d’Afrique

Huebler et Loaiza (2003) pour leur part, mettent en évidence que, si dans 27 pays d’Afrique subsaharienne, les garçons sont davantage scolarisés que les filles, dans sept pays ce sont les filles qui sont plus souvent scolarisées et dans neuf autres pays, il n’existe aucune différence statistiquement significative entre les genres.

Comment améliorer ?
Agir sur :
-       l’accès, l’environnement d’apprentissage et des résultats positifs (Unesco)
-       accroître l’alphabétisation des femmes, qui constitue un droit humain et permet d’améliorer les revenus, la santé des mères et des enfants, ainsi que l’accès des filles à l’éducation, à l’école comme en dehors.
-       La scolarisation de toutes les filles représente un défi en termes de sensibilisation, de dispositions juridiques, de programmes scolaires, de formation des enseignants, d’alphabétisation et d’apprentissage tout au long de la vie.

2.    Assurer la place de la femme dans les métiers d’encadrement et de l’éducation
Constat
Malgré le fait que la profession enseignante soit largement composée de femmes, l'inégalité demeure un problème fondamental. Même si, dans de nombreux états, des mesures visant à assurer l'égalité sont garanties par les politiques, leurs objectifs ne sont toujours pas atteints. Joignons le geste à la parole : la JME, c'est votre journée !

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